37 HYPNOGRAPHIES

Pour Pauline Dorio

Jean Jacques Dorio 12 décembre 2023

Oui c’est moi qui seul ai réalisé ces gestes qui ont conduit à l’écriture de ces signes rêvés comme en état d’hypnose Mais mes 37 hypnographies n’existeraient pas sans ceux et celles qui ont fabriqué le papier et assemblé un carnet destiné aux « artistes » et sans celles et ceux qui ont conçu et réalisé ce petit bijou de stylo noir alimenté par de l’encre de Chine et terminé par un pinceau souple bien souple JJ Dorio mardi 12 décembre 2023 11h45 (pour fêter à la minute près une naissance qui m’est chère)

Repentirs :

il fallait ajouter 2 bougies à mes hypnographies du 12 décembre 2023

CAHIER D’OREILLER

102   UNE PAGE -Ce n’est pas aujourd’hui que tu finiras cette page me dit l’Un. – Finir de la lire, peut-être pas, mais en commencer une, en vis-à-vis, oui. Le corps étendu, j’ai sous mes yeux « Notes de chevet », Makura no sôshi, fragments écrits vers l’an mille (« quand les cathédrales étaient blanches » !) par Sei Shônagon, une sublime dame qui écrivait en secret dans une pièce du palais de l’Empereur du Japon.  Cahier d’oreiller, je préfère ce titre. Moi aussi en cette position je collectionne les choses rares, celles qui donnent une impression de froid ou de chaleur, les choses embarrassantes, celles qui ne servent plus à rien mais qui rappellent le passé, les choses agréables ou désagréables à voir, celles qui épuisent l’art de raconter. (la suite manque) Le livre d’une vie En mille et un fragments JJD texte en cours

UNE HEURE D’ÉCRITURE

Je n’ai aucune idée de l’heure 
C’est autour de minuit
je suppose
J’agite le cornet de sable
Mais les images sont en panne
Dans les cervelets des panurges
‘Reusement il y a tant à lire
Dans les passages des bouquins
Les ellipses les éclipses
L’inconscient freudien
Fusées belles fusées
Éclairant les tombeaux
De l’écriture surréaliste
Écrite à la vitesse grand v
La page me remercie
Heureux de faire plaisir
Mais je n’ai toujours aucune idée
De l’heure passée à la composer

UN MOT APRÈS L’AUTRE

Souvent nos yeux courent
Vers le bas des pages
Jean Louis Rambour

Un mot après l’autre
Mes yeux courent la campagne
Ma main accompagne
Jusqu’au bas de la page
Ce texte écrit à la diable

Un mot avant l’autre
Un mot immatériel
Que l’on garde pour soi
Dans le secret des marges

Après le dernier mot
Posté sur le blog
On médite on se dit
Non ce n’est pas possible

Et l’on parle au papier
En déguisant son trouble
En faisant de cet apparaître verbal
Ce commencement qui n’en finit pas

Martigues 21 novembre 2023