L’ARC ET LA FLÈCHE

agenda du 18 au 24/01/2021




Lundi 18/01/2021

6h21     Mélanges. Les livres lus, avant de fermer la lumière et les yeux pour (essayer) de dormir, se mélangent dans la tête. Là, je rencontre un Espagnol qui me dit s’appeler « Avion »(sic). Je lui indique les toilettes, je vois sur la porte « Cabineto », ce mot qui n’existe pas. Le livre de chevet de Molina, « Un andar solitario entre la gente », me travaille.       6h33

Mardi 19/01/2021

7h10      En 2 clics de souris, j’ai obtenu un rdv pour me faire vacciner à Aix en Provence…demain ! Je suis allé repérer les lieux hier, c’est au-delà du pont de l’Arc. (El arco y la flecha » Octavio Paz. (la « flecha » c’est « la lira », la lyre d’Orphée)       7h12

Mercredi 20/01/2021

7h40    Question au réveil : « Quels sont les aléas du hasard ? », traitée par Etienne Klein, dont je me plais à écouter « La conversation scientifique » sur F.Cul(ture). Az-ahar : le dé à jouer (et ses probabilités). Ainsi, on peut relire d’une curieuse manière le fameux titre de Mallarmé : Un coup de dé jamais n’abolira…le jeu de dés. Ou encore, se laisser porter par les parfums del azahar, la fleur d’oranger dans la langue de Lorca.        7h48

Jeudi 21/01/2021

6h45      À 18h05, j’ai eu ma première injection du vaccin Pfizer/BioNTech, dans un grand gymnase où joue l’équipe locale de volley. Nul stress. Organisation impeccable et aimable. Deuxième injection prévue pour le 17/02. Croisons les doigts.     6h47

Vendredi 22/01/2021

11h57   Travaux de bureautique. J’avais perdu l’ouverture de Word, et donc l’accès à mes centaines (pour ne pas dire milliers) de textes, semés ici et là, qui me sollicitent et que je reprends, reprise, pour les améliorer…ou les éliminer. J’ai galéré, essayé, cherché…et à force trouvé l’ouverture. Comme aux U.S. où après le calamiteux Trump,  tyran de la télé-irréalité, Biden le nouveau Président, Kamala sa Vice-Présidente et leurs ministres appuient sur la touche Reset, pour la Renaissance d’une démocratie américaine que leur prédécesseur a laissé en lambeaux.        12h01

Samedi 23/01/2021

7h12      J’entends le souffle rassurant du convecteur que je fais osciller entre 18 et 20 degrés. Je suis en train d’essayer de lire Chronos de l’historien François Hartog. Pas simple, mais je persévère. Après la triade grecque, Chronos/Kairos/Krisis, voilà venu le temps impulsé par « la petite secte d’un Christ Apocalypticien ». Tout un programme.              7h16

Samedi 24/01/2021

8h53      « Roulant des pensers qu’on ignore », ce vers de Banville, chanté par Brassens. (une autre ballade de « pendus », mais cette fois du roi Lou-is). « Pensers » qui tournent quand  nos rêves « prenant la main », on ne sait plus bien qui l’on est, d’où l’on vient. Je revois la tapisserie de Bayeux (une broderie sur toile de lin avec des laines multicolores), avec son bestiaire fabuleux, ses soldats « taillés en pièce » ou « fléchés dans l’œil », ses navires et vaisseaux à l’assaut de l’Angleterre et l’œil de la comète de Halley, qui « promena » dans le ciel du 24 avril au 1° mai 1066.           8h58


	

FINISSEUR





Loin de la tête de course, ma vie durant, n’ayant jamais fait le forcing pour obtenir le premier poste, me voilà, vers la fin, athlète inconnu, mobilisant comme, jamais, mes ressources d’expression et d’énergie, pour terminer, au mieux, et de manière inespérée, « la compétition ». (un terme qui n’a jamais appartenu à mon vocabulaire).

Mais pour le reste, je ne crois pas, que vous vous me voyiez sur la photo d’arrivée.

Quand on a fait l’expérience du malheur, nul besoin de croire aux miracles.

(Un dictionnaire à part moi) 
recueil en cours

POÈME FLASH





poème flash « à la voix »

la flache
où vers le crépuscule embaumé
un enfant accroupi

 lâche
un bateau frêle

comme un papillon de mai

(selon Arthur Rimbaud)





D’où sort-il celui là?

D’un flash traversant le monde aléatoire

De ce poème

qui ne sait (pour l’instant)

sur quel pied danser





Au doigt mouillé je l’oriente

vers cette part d’inconnu

qui, d’un mot à l’autre,

invite le lecteur à naviguer

au long cours ou dans la marge

de sa mémoire revigorée





C’est un peu trop ronflant tout ça

me chante une Joconde à moustaches

libérée des flashs des Japonais

La mariée descend l’escalier

Sous les traits d’un Marcel Duchamp

alias Rrose Sélavy

Les applaudissements des potaches

Et les cris insatiables des martinets





21/01/2021

POURQUOI MOI?





Pourquoi ça m’arrive à moi ? Pourquoi ça me tombe dessus.
Pourquoi, comme par hasard, je suis poursuivi par cette petite question kafkaïenne. (L’adjectif est venu…au hasard.)
Pourquoi, je vous demande un peu, ça ne concerne que la partie la plus obscure, de ce « moi » proprement halluciné. Mais j’hallucine!
Pourquoi l’Autre, cloué sur sa croix, a-t-il donné de la voix contre son paternel : Pourquoi m’as-tu abandonné?
Et pourquoi toutes les réponses qu’on me donne : -c’était écrit, c’est ainsi et c’est comme ça, c’est le destin, c’est un signe des dieux…font flop!
Pourquoi moi, il faut être malade pour se poser une pareille question.

une enyclopédie profuse abondante tâtonnante
(texte en cours)

CHRONOS

On s'escrime jetant ses filets
de textes plus ou moins serrés
de poèmes avec ou sans rimes

Fils de chaîne et fils de trame
On croise entrecroise nos brins
d'histoires de mots d'idées

On multiplie fragments essais
Comme le Temps enfant qui joue
à la marelle au jeu de barre à l'Odyssée

Mais à la fin des fins
qui nous échappe inachevée
Chronos triomphe et rompt nos vies
désormais trépassées


Chronos