J’ai embrassé l’arbre d’été Par une aube rimbaldienne Une lumière des aurores Qui faisait rougir mon âme Au temps des alphabets en feu
REDONNER UN PEU D’ÊTRE AU BEAU PAPIER

comme un autoportrait 6 juillet 2023
Tu repars de zéro Tu repars du néant pour faire l’essai de redonner de l’être au beau parler Tu ne fais que passer par stylo interposé ou par pinceau chinant ses caractères énigmatiques Mais aussi contrairement au dilemme shakespearien to be or not to be tu reprends le propos du maître des Essais tu peins le passage Avec légèreté et forces manières formes et mouvements Tu repars Tu fais le départ entre dire et faire faire et laisser dire Tu as deux faires au feu la parole et l’écriture le langage et la langue le vague et le divague Muse abuse ou s’abuse Tu dis stop Tu prends congé Tu lèves la main qui écrivait Tu lèves l’ancre et tu t’en vas couci couça d’un dernier trait de plume faire ton autoportrait du 6 juillet 2023
INHUMANITÉ
INHUMANITÉ
-Comment vas-tu vieille branche ?
-Comme un arbre dans la ville en feu.
-Mais au moins toi tu n’as pas brûlé ?
-Si, mais pour l’instant ça ne se voit pas.
Mon cœur est rongé par tant d’inhumanité.

un dessin plein d’humanité don de Claude Brugeilles
(Aujourd’hui en France) je ne vois pas ce contraste entre la crise (la violence) d’un côté et la créativité de l’autre.
J’ai l’impression que c’est la crise face à la crise, la crise qui se regarde dans un miroir.
selon Carlos Fuentes
LES MOTS NEIGENT SUR LA PAGE
Le temps d’un haïku
Les mots neigent sur la page
Et sous les pavés

20 HYPNOGRAPHIES CRÉÉES le 23 aoüt 2013
à la dernière ligne il faut lire :
comme le blanc qui donne du bleu si ça tourne bien du noir si ça tourne mal
UNE FORÊT DE MYTHES MENACÉE D’EXTERMINATION
Mes forêts sont pleines de créatures sauvages qui effraient les enfants amadoués par les images de Disney. Mes forêts sont des réservoirs de mythes, d’Esprits venus du Monde Autre qui tentent désespéramment d’empêcher la chute du ciel. C’est Remori, l’esprit de la grosse abeille orangée, qui a donné aux Blancs qui me lisent, leur langue emmêlée. Leur manière de parler ressemble aux vrombissements de ces bourdons. Cette langue est semblable à celle des spectres qui menacent d’extermination mes forêts.

Forêt qui cache les Esprits venus du Monde Autre dorio 21/11/2013