L’HOMME AUX YEUX DE LUNE épousa la femme aux joues d’écorces vives manteau de mots cortex d’anguille la femme aux yeux de source épousa l’homme à la barbe de buse qui chantait des péans que plus personne n’était en mesure d’entendre à l’exception de la femme au front ivre de sens qui forgeait des masques de neige et d’or haletant l’homme l’on s’en doutait était aussi cette femme Phébus qui brûle ses vaisseaux au grand bal de la Rhétorique lumen épouse Oculus brillant de l’œil lueur du regard force et faiblesse de la poésie dont le chatoiement dépend de la traversée circulaire incessante des signes il ne faut pas que le poème soit couvert d’yeux au risque de mutiler le corps entier qui boit avidement l’aurore des paroles
L’AURORE AUX DOIGTS BLANCS
L'aube point annoncée par les gabians L'aurore aux doigts blancs s'immisce sur ma page. Elle doit recoller les pièces que les rêves de la nuit ont désuni. (la suite manque)
JE M’APPUIE SUR DES CHOSES FRAGILES

ENTRE LES MOTS ET LES CHOSES
ENTRE LES MOTS ET LES CHOSES
Je me perds dans les mots
Manière de dire
Mots de rien mots de trop
Reusement y a les choses
Les rails du chemin de fer
Les diamants
Les livres qui couchent dans le lit
de la littérature
Quant au narrateur de cette carte
au jeu incertain
entre les mots et les choses
Ne le cherchez pas
Il a fondu dans son rêve
04/08/2020

DANS LE DEMI-SOMMEIL
Une fois une seule Dans le demi-sommeil Je glane le mot "soleil" En fermant à demi les yeux "Soleil noir" de Nerval "Soleil levant" de Monet Sur ma treille déjà le muscat a bleui Mais pour l'instant il agace les dents Laissons mûrir
