hypnographieset texte tel quelsur carnet kraft A6Danse des petites voilesAutour des gros porteursD'huiles aux essences noiresJe les regarde et je songeaux focsqui dans l'œil du poètedevenaient des colombesIl est midil'heure des colibrisqui sucent les fleurs rougesdes bouches absentesLa mer s'étireet disperse mes penséesLes petites voiles forment à présentUn décor ondoyant sur le sableOn entend une voix qui crieUn enfant ou une mouetteJe remplis ma pagede signes syncopés
Être étonné. Une rareté. Une poursuite de lézards sur le mur du jardin. Un poème court lu dix fois et dix fois fermé. Et la onzième il s’ouvre sur un mot qui l’éclaire. La fourmi minuscule qui se promène sur mes deux pages ouvertes dont le titre est Égarements.
Être étonné. De cette langue insensée, puisée on ne sait où, et que l’on lance dans un cri ou le silence de la page. Échos, présents d’un siècle depuis longtemps passé.
Être étonné. Mon hamac qui se gonfle sous le mistral. La pointe très haute d’un if ou d’un cyprès. Et puis ces mots qui soudain me traversent, ceux d’un mystique carne y hueso.*