
Collages du Cosmos sur toile Mystère virevoltant Mon pinceau ce soir contourne l'Azur noir Avec cette poignée de glaise adamique Qui fait la joie des potiers des scribes et des calligraphes
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour

Collages du Cosmos sur toile Mystère virevoltant Mon pinceau ce soir contourne l'Azur noir Avec cette poignée de glaise adamique Qui fait la joie des potiers des scribes et des calligraphes

Combien de fois encore ton corps va-t-il envahir l'espace-temps des nuits Courant dans les collines de calcaire coquillier Faisant entrer l'oiseau maléfique dans notre chambre claire Combien de fois encor vais-je tirer mes flèches de cet arc en forme de lyre que je conserve jalousement dans un coffre secret Amarillo me dis-tu Amours jaunes je traduis Couleur d'or Et d'un temps infini

Fragile ivre du moindre vent

Je suis dans une nuit qui n'est pas la nuit Une hirondelle de mer y passe imitant les mobiles de Calder Je suis dans une nuit nue et sans mémoire Cent mémoires brouillées par celles des poètes lyriques qui jadis se confiaient Je t'ai aimée Je t'ai perdue Tu étais mon île J'étais ton poète béni des dieux Je suis dans une nuit qui n'est pas la nuit C'est une sentinelle un sentier une fleur Un oiseau qui émigre au-delà des mers

une manière de traverser nos voies périlleuses d'un temps qui existe et n'existe pas