SANS NOM D’AUTEUR SANS TITRE





Pas de nom d’auteur

Pas de titre

Mais des lignes qui parlent

D’une certaine voix





De la voie

Du souffle de l’alphabet

Rue de l’épée de Bois





De Personne

Et de son masque

Sur la scène d’un théâtre

De Covid tête de mort





De la modestie de cette main

Qui écrit sans raison

Comme le lecteur anonyme

Qui passe

Ou s’arrête perplexe





Le rouge au front

MAIS DES LIGNES QUI PARLENT d’une certaine voix

LA LUNE À L’ŒIL ROND





 À la fenêtre

la lune à l’œil rond

réclame son dû

 – une pièce nocturne

un petit coup de dés

autour de minuit  –





Les yeux dans les yeux

Je la nomme :

Cheval à l’envers

Bisons et petit dieu

sortant fouet, serpent

ou cotillon –





Et pour sa face cachée

(c’est le b.a ba du métier)

je décline l’obscure clarté

qui baigne tout poème :





ces petits astéroïdes

qui viennent nous percuter

comme s’il y avait une beauté du monde

et que traduit l’alphabet présent

à pas de plume

à pas de lune





AIMER ALLER ARTISAN ASTÉROÏDES AUJOURD’HUI BABELS BOOMERANG BIOGRAPHIE BLOG BOURRU CARNETS CHEMIN CHUTES COUTEAU  DANGER DÉDICACES DIABLE DORIO EFFLEURER ÉNIGME ESSAI EXIL FANTAISIE FÉTUS FRAGMENTS FRONT GAMMES GNANGNAN GRAINS GRATUIT HAÏKU  HOCHET MANIÈRES MARTIGUES MÉMOIRE MOINEAU MORT MYTHES NON-DIT   PAIX PALET PALIMPSESTE PARADIS PARADOXE PASSAGERS PASSER PASSEUR PENSER PHRASE POÈME POÉSIE POÈTE POINÇON POLYPHONIE PUCES QUE SAIS-JE RATÉ RÉALITÉ ROSIER SABLE SILENCIAIRE SOUFFLEUR SUJET TEMPS TRACES UTOPIE

AIMER L’UTOPIE

Jean Jacques Dorio

Encres Vives n° 399

(Version publiée en octobre 2011)