
La nuit flotte sur la page paisible À l’écart des rumeurs d’un monde fracassé La nuit s’ancre sur des encres cassées Que contredisent ses sursauts lyriques JJ Dorio 1/03/2022
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour

La nuit flotte sur la page paisible À l’écart des rumeurs d’un monde fracassé La nuit s’ancre sur des encres cassées Que contredisent ses sursauts lyriques JJ Dorio 1/03/2022
Laisse pousser les mots la nuit La source noire qui t’éclaire La voie lactée la Galaxie Le grain battu sur la grande aire Laisse Confusion t’envahir Le petit blues de l’écriture La traversée de tes silences L’absence de littérature Laisse les rêves t’envahir Songes et sommes se déploient Ton corps passant en mode hypnose Nul commentaire et nulle glose

plaisir d’écrire la nuit remue une danseuse issue de la plume d’Henri Michaux la nuit bavarde cot cot couet couet couteau planté dans le cou du coq chantant la mort de Socrate plaisir de lire ses dialogues platoniciens où à la fin c’est cul par-dessus tête que se retrouve l’interlocuteur du sage athénien la nuit m’atteint jusqu’au matin
C’est la nuit avancée Bientôt cinq heures J’ai fait un premier set 1 Autour de minuit Où j’ai poursuivi lisant mes livres de chevet la pensée prolifique de mes êtres de papier Un second vers trois heures Où j’ai écrit un poème À pas de mouche et quelques aphorismes Maintenant c’est la troisième manche Où vont se refermer (l’heure aidant) les portes de l’insomnie Après le dernier somme (s’il vient) J’aurai la chance en ouvrant mes volets d’apercevoir la mer en allée avec le soleil 2 (naissant) Et à nouveau commencera ce jour Où jouant avec l’éternité Je boirai le temps À grande gorgée 3 1 partie d’un concert de jazz 2 Rimbaud 3 Abbas Beydoum (Libanais né en 1945)
C’est à vous qu’elles vont mes lentes rêveries Et de mes pleurs chantés les amères douceurs Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859) Une nuit sans secret n’est pas une nuit (pour faire alexandrin, il manque une syllabe) Une nuit où l’on rêve avec Robert Goffin Délivrez-moi des poètes qui pleurent écrivait-il Qui pleurent dans leur cœur Leurs amères douceurs Puis il se rendormait le corps en chien de fusil Une nuit sans secrets partagés n’est pas une nuit