Nova cançó Nueva troba On se risquait À tordre le cou Aux vieux rêves Académiques Le temps passe Chansons nouvelles catalanes Ont cinquante ans d’âge Et aux troubadours d’aujourd’hui Le régime cubain met le bâillon J’écris cela sans nostalgie Ni désespérance Tristesa, por i mort,1 Ne feront jamais parti De mon vocabulaire Au poing serré Je préfère la main ouverte Sur nos vulnérabilités Et nos pertes 1 Tristesse, peur et mort.
Author Archives: Jean Jacques Dorio
POÈME manières de faire

JE VOUS SALUE VOUS QUI VEILLEZ Je vous salue vous qui dormez Robert Desnos Je vous salue vous qui savez Séparer le bon grain de l’ivraie Je vous salue vous qui veillez à démêler le faux du vrai Je vous salue hommes d’argile Dont la vie est longs exercices Essais Savoirs toujours fragiles Travaux en cours de votre espèce fabulatrice Je vous salue femmes de rêves Femmes de plumes de pourquoi De mère sublimées en Ève De donas de l’amour courtois Je vous salue vous qui dormez Qui flottez dans vos nuits de doute Ou bien assis au bord des routes Amours splendides vous rêvez Je vous salue vous qui aimez Compagnons gentils hors de vilités (pensées viles) Fleurs de beauté à céleste visage Ainsi finit mon babillage Citations Nancy Huston (l’espèce fabulatrice) Rimbaud (Ma bohème) Rabelais (l’abbaye de Thélème)
L’AIR DE RIEN
l’air de rien refrain connu l’air venu j’enchaîne les paroles l’air le feu le souffle du fluide gazeux l’air la brise que brisent ifs et cyprès l’air qui donne cet air de famille d’une liste à la Prévert l’air sur l’aire qui sépare le bon grain de l’ivraie l’air délivré par ce pauvre hère tuberculeux l’air de Corbière poète maudit mort à trente ans de phtisie l’air de Tristan à sa jument Souris à Sir Bob à son chien Pope l’air de Titan satellite géant de Saturne l’air de Saturne morne et taciturne du père Brassens l’air d’un vanneur de blé aux vents 1 cependant que j’ahane cet air oublié que je te chantais 1 Joachim du Bellay
LA NUIT EN MODE HYPNOSE
Laisse pousser les mots la nuit La source noire qui t’éclaire La voie lactée la Galaxie Le grain battu sur la grande aire Laisse Confusion t’envahir Le petit blues de l’écriture La traversée de tes silences L’absence de littérature Laisse les rêves t’envahir Songes et sommes se déploient Ton corps passant en mode hypnose Nul commentaire et nulle glose

COMME UN ENFANT
Comme un enfant me dis-je Plus tu vieillis plus tu accueilles les paroles des livres Comme un enfant écoute les contes Que Maman lui lit Comme un enfant tu prends la phrase Qui s’allonge se tortille Sombre et minutieuse comme une ancolie 1 Même si parfois les yeux t’en tombent Comme un enfant qui dort Tu poursuis dans ta tête les belles formes d’art au malheur exercées, Du côté de chez Proust 1 relisant Baudelaire 2 Au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau 2