
24/06/2020 21H00
Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour

24/06/2020 21H00
Brisez les cadres avant que les cadres ne vous brisent !
Gaston Bachelard
Babil Babel Soleil naissant
Quand l’Alouette
De joie s’oublie aux rais
Puis plombée par un méchant chasseur
Va tomber dans la poussière de l’azur
Les faux beaux jours ont fui
O ma chère pauvre âme
On dirait du Verlaine
Mais c’est du seul Dorio
Se balançant
Dans son hamac tissé de mythes
Et de poèmes de hasard
Dans ce lieu de Provence maritime
Où le vent ce matin
Lui dicte ces vers par raccroc
Profitez de chansons
Quand Amour est présent
Profitez de la pomme
Jusqu’au dernier pépin
La première mésange
Joue sur l’abricotier
La vie est éphémère
On n’y voit que du bleu


LA PREMIÈRE CIGALE
Cigarra dichosa tú Federico García Lorca
La première cigale me remue le cœur
Tu n’es plus là pour partager cet instant précieux
qui ouvre une nouvelle saison d’été
Mais que tu ne sois plus là
N’ôte en rien le fait que tu as été
Ma main l’écrit et à ma manière
te métamorphose
En cette cigale qui sur mon olivier
Marie l’éphémère à l’éternité
mardi 23 juin 2020 10h du matin

Union des contraires
Je parle en faisant mes caractères muets
Je parle dans ma tête comme d’autres parlent au papier
Le mien d’ailleurs comme tu peux le constater n’est pas blanc
C’est du kraftpapper : littéralement, mot suédois, « force du papier ».
Le mien est cependant force tranquille, un doux bruit, traçant comme un esquif.

C’est une autre page
Bien posé sur ton oreiller, au lieu de tourner, retourner,
cherchant dans le noir le sommeil,
Tu bénéficies des lueurs de ta lampe
Tu essaies en premier lieu de tenir ferme le stylo des signes inédits
que personne d’autre que toi n’est capable de tracer
(Ce n’est qu’un constat amusé, tu ne t’appelles pas Flaubert qui prétendait
que pour faire de la Littérature comme lui, il fallait « se monter le bourrichon »)
Des traces et un élan que tu prolonges par un festival de mots
Guirlande de tes rêves provoqués

Bon jour Bon soir Bonne nuit
Je te souhaite bon jour de fête
Une école grecque encourageait ses disciples
à faire fête pour chaque jour vécu
Même dans la perte et la défaite
Te deseo buena tarde
Ces soirs de rambla ou de paseo
où avec mon Andalouse
nous promenions main dans la main
dans la rumeur bienfaisante
du farniente
Et pour la nuit déjà
Tu l’entends la redoute
Mais non Vois tes petits actes créatifs
ont desserré ses nœuds
Elle scintille
« Nuit étoilée »
23/06/2020
2h22-2h45
UN DICTIONNAIRE À PART MOI
http://eloge-de-l-arbre.over-blog.com/
Un site qui n'en finit de planter des arbres Réels imaginaires vivifiants Quand je l'explore je m'y perds Et me retrouve baron perché Ou esprit animal du monde autre Sautant de branches en mythes Quand l'arbre se renverse Racines dans la nue Je redeviens enfant La graine inconnue