"Calame secret qui recréele théâtre caché la scèneoù passent des profils fugacesL'encre s'enroule se repliesur son noyau d'énergieson cœur-cumulus"Jacqueline Saint JeanBrasier des ombrespoèmes sur des calligraphiesde JJ Dorioprintemps-automne 2014
ce "post" est dédiéà André BellatorreMaria-Dolores CanoDominique EbrardGuy ToubonAndré Ughetto
Esprits bienveillants
texte en marge orné d’hypnographies
ÉNERGUMÈNES
Énergumènes
Croqués
À la plume
d’oie
Dans la marge
des esquisses
exquises
affinités
ébauches
allusions
énigmes
ellipses
Et quoi
encor ?
sur mon cahier d’écolier
ÉCRIRELIREJ’écris le plus souvent en lisantLa table rase ? merci pour moiEn lisant des livres s’entendDe toutes formes et de toutes couleurs
de tout propos qui parlent déparlentMe sortent des yeux et des mains
Où à l’inverse me pénètrent l’âmeCe mot honni des grands EspritsMais ce matin après avoir écrit « Énergumènes »Dans la marge d’une page de mes hypnographiesEn feuilletant un abécédaire inspiréJ’ai fait cet ajout les yeux uniquement fixésSur la page quadrillée de ce cahier d’écolierDe la marque « Héraklès » 180 pagesCommencées –qui me croira ?- en septembre 1970À La Bastide de Besplas (Ariège) après mon retourde Coopération 1968-70 de Caracas (Venezuela)La photo ci-jointe de la couvertureAtteste que le dieu maudit par l’épouse de ZeusDont pourtant il porte le nom Héra-klês (Gloire d’Héra)A été croqué par le sculpteur BourdelleLe cahier contient 180 pages Les 23 lignes que je viens delui consacrer ne l’ont pas encore épuisé(05/06/2020 07h15)
Influences ou imitations délibérées, c’est ainsi, que peu à peu, pourvu que la tâche soit légère mais obstinée, paradoxalement, on en vient à ne plus ressembler à personne.
Sur mon échiquier poétique, je pousse les pièces d’une identité, que seul.e.s les imbéciles croient posséder.
Quand je lis vraiment, je disparais dans l’écriture intime de celui et de celle qui me font l’amitié de m’ouvrir à leurs lettres, sans cesse portées, au-delà de toutes mes attentes.
Les enfants nés dix ans avant moi, ont été déchirés par la guerre, « l’histoire avec sa grande hache », de l’auteur de « la disparition », qui s’est servi de la littérature pour s’inventer un monde et une famille, toujours prête à le quitter. Comme une mère qui vous amène dans un train partant pour le Vercors, -sans sauts à l’élastique -, avant d’être contrainte et forcée d’embarquer dans les wagons plombés de nuit et brouillard.