Je n’ai aucune idée de l’heure C’est autour de minuit je suppose J’agite le cornet de sable Mais les images sont en panne Dans les cervelets des panurges ‘Reusement il y a tant à lire Dans les passages des bouquins Les ellipses les éclipses L’inconscient freudien Fusées belles fusées Éclairant les tombeaux De l’écriture surréaliste Écrite à la vitesse grand v La page me remercie Heureux de faire plaisir Mais je n’ai toujours aucune idée De l’heure passée à la composer
« Je ne puis assurer mon objet. Il va trouble et chancelant d’une ivresse naturelle.Je le prends en ce point comme il est, en l’instant que je m’amuse à lui.Je ne peins pas l’être, je peins le passage. »Michel de MontaigneD’UN NOMDo Ri O RimAvec Rio de JaneiroRivière de JanvierEt si l’on veutGriotLe père GoriotLes immémoriauxEt les plumettes du loriotVoletant autour d’IoJe sais c’est idiot
D’UN PAPILLON
Le Ponge est un papillon erratique et lampiste.
« Une allumette volante » qu’il ne faut pas laisser entre les mains des intellectuels.
Le Cendrars grand comme la main du célèbre manchot
Virevolte chaque fois que l’on pénètre dans la baie de Rio.
Le Dorio se confond avec la feuille d’écriture
Qui brûle à petit feu
Dans son jardin imparfait.
DE LA VIE
En un rien de temps
La vie a passé
Un serpent à cinq têtes
Côté braises
Un buisson de mains secouées
Jusqu’à tomber en cendres
Côté pile
La cible de la beauté atteignant sa flèche
Côté face
L’arc cassé remisé au clou
En un rien de temps
Ça a passé
une chanson enregistrée
au Petit Mas
l’été2019
ÇA A PASSÉ
jj dorio auteur compositeur interprèteaccompagné par Philippe Bruguière
ON FAIT TOURNER LE MONDE en 365 poèmes par an Touriste à Paris des Passages inspirés Photographe à Martigues de mon petit bois de pin et à Aix en Provence de la Fontaine des Quatre Dauphins
On m’a dit que j’étais né dans une petite maison située sur la place de l’église d’un village de l’Ariège
On fait tourner les jours du monde dans la péninsule arabique en feuilletant le livre d’un poète amateur de Genèses La mienne commencée au printemps 1945 se poursuit dans la bonne humeur dès que chaque matin je remonte la lampe martelée de ces griffes d’or et de l’humus nécessaire à faire se lever les textes du désir…dans le désert