UNE BÊTE NOMMÉE ÉCRITURE





C’est ça la bête nommée écriture…qui démarre en flashback et se retrouve à My-Ly ou à Oradour…égorgée, fusillée, cramée à vif…par la gent militaire…

La gent trotte-menu ces souris inventées par le bon La Fontaine…

D’un côté la grosse bête Barbarie…de l’autre la vie comme des Fables…dédiées à Madame de Montespan…une belle marquise dit-on…

Non pas celle moquée par le penseur-poète Valéry…la marquise sortit à cinq heures…

A los cinco de la tarde…à cinq heures du soir…quand le maestro cueilli par le bicho– la bête à cornes- dans l’arène sanglante agonise…

Le ciel est par-dessus le toit…écrit Verlaine bon prisonnier…poésie apprise jadis naguère…par un petit paysan de l’Ariège…encore un flache baque..

Si je désire une eau d’Europe…c’est la flache…petit bain rimbaldien d’un enfant accroupi qui lance son bâteau frêle…né de la dernière pluie

Bâteau ivre Bâteau livre…et tout le reste est littérature





hypnographies série 8/8

ON FAIT TOURNER LE MONDE

 

ON FAIT TOURNER LE MONDE en 365 poèmes par an
Touriste à Paris des Passages inspirés
Photographe à Martigues de mon petit bois de pin
et à Aix en Provence de la Fontaine des Quatre Dauphins
 
On m’a dit que j’étais né dans une petite maison
située sur la place de l’église d’un village de l’Ariège
 
On fait tourner les jours du monde dans la péninsule arabique
en feuilletant le livre d’un poète amateur de Genèses
 
La mienne commencée au printemps 1945
se poursuit dans la bonne humeur
dès que chaque matin je remonte la lampe martelée
de ces griffes d’or et de l’humus nécessaire
à faire se lever les textes du désir…dans le désert
 
 
 
 

JE NAQUIS EN ARIÈGE









Je naquis en Ariège

En quarante-cinq Ah

Ris ai-je dit au chat

Qui la langue me tire

Mon père labourait

Semait le blé et l’orge

Ma mère cuisinait

Les produits du jardin

Le poulet le lapin

Le canard le cochon

L’omelette des poules

La soupe au lait des vaches

Que mon père trayait

Fils unique j’étais

L’espoir de la famille

Instituteur serais

Rien de moins rien de plus

J’apprendrais za compter

Lire faire pâtés

D’encre Bâtons et lettres

Aux marmots de l’école

Plus de porcs de couvées

De labours de semailles

La mort des paysans

La vie d’un enseignant

Et voilà tout est dit

Le chat s’est endormi

Je lui ai donné ma langue

Et cet écrit étrange

Des débuts de ma vie

Avec les animaux

Les projets de mes vieux

Confidences à mi mots

Pensées les yeux fermés.

Sans flonflons ni enflure

Entre rires et pleurs

Maintenant que les fleurs

Des fêtes de nos vies

Ne sont plus qu’avenir

Au passé aboli.

JE NAQUIS EN ARIÈGE

Je naquis en Ariège

En quarante-cinq Ah

Ris ai-je dit au chat

Qui la langue me tire

Mon père labourait

Semait le blé et l’orge

Ma mère cuisinait

Les produits du jardin

Le poulet le lapin

Le canard le cochon

L’omelette des poules

La soupe au lait des vaches

Que mon père trayait

Fils unique j’étais

L’espoir de la famille

Instituteur serais

Rien de moins rien de plus

J’apprendrais za compter

Lire faire pâtés

D’encre Bâtons et lettres

Aux marmots de l’école

Plus de porcs de couvées

De labours de semailles

La mort des paysans

La vie d’un enseignant

Et voilà tout est dit

Le chat s’est endormi

Je lui ai donné ma langue

Et cet écrit étrange

Des débuts de ma vie

Avec les animaux

Les projets de mes vieux

Confidences à mi mots

Pensées les yeux fermés.

Sans flonflons ni enflure

Entre rires et pleurs

Maintenant que les fleurs

Des fêtes de nos vies

Ne sont plus qu’avenir

Au passé aboli.