L’BAL HABILE À BILBAO





Bilbao Te fais pas d’bile

Bilbao ne va pas te laisser en rade

C’est un bon prélude pour ta sérénade





Bilbao une chanson de Boris Vian

Sur une musique de Kurt Weill

Chantée avec ce qu’il faut de gouaille

et de raffinement

par la divine Catherine Sauvage





Bilbao cette nuit te tient en éveil

L’bal à Bill À bilbao n’a pas d’âge





Bilbao vieille lune tapée par la main amie

de Blaise Cendrars

La ville lui rappelait

 Au risque de passer pour un imbécile

un décor de Picasso

(Si j’ai bonne mémoire)





Ou peut-être du douanier Rousseau

Celui qui mit sur toile la Muse inspirant le Poète

Marie Laurencin et Apollinaire





Voilà où m’a conduit mon imaginaire

Avec ce dernier vers ultime pirouette


	

PASSAGES

 
 
 

 « Je ne puis assurer mon objet. Il va trouble et chancelant d’une ivresse naturelle.
 Je le prends en ce point comme il est, en l’instant que je m’amuse à lui.
 Je ne peins pas l’être, je peins le passage. »
  
 Michel de Montaigne
  
  
 D’UN NOM
  
 Do Ri O 
 Rim
 Avec Rio de Janeiro
 Rivière de Janvier
  
 Et si l’on veut
 Griot
 Le père Goriot
 Les immémoriaux
 Et les plumettes du loriot
 Voletant autour d’Io
  
 Je sais c’est idiot
  
   

D’UN PAPILLON

Le Ponge est un papillon erratique et lampiste.

« Une allumette volante » qu’il ne faut pas laisser entre les mains des intellectuels.

Le Cendrars grand comme la main du célèbre manchot

Virevolte chaque fois que l’on pénètre dans la baie de Rio.

Le Dorio se confond avec la feuille d’écriture

Qui brûle à petit feu

Dans son jardin imparfait.





DE LA VIE

En un rien de temps

La vie a passé

Un serpent à cinq têtes

Côté braises

Un buisson de mains secouées

Jusqu’à tomber en cendres

Côté pile

La cible de la beauté atteignant sa flèche

Côté face

L’arc cassé remisé au clou

En un rien de temps





Ça a passé

une chanson enregistrée

au Petit Mas

l’été2019

ÇA A PASSÉ
jj dorio auteur compositeur interprète
accompagné par Philippe Bruguière




UN DICTIONNAIRE À PART MOI

Texte en cours

DES SIRÈNES À VAPEUR RAUQUES





L’œil voit l’image

L’oreille écoute le vers





Est-ce que ça te parle ?

En tout cas ça a de la gueule

Et puis c’est réversible





C’est l’excédent que produisent

des sirènes à vapeur rauques comme des huées





On est loin du marché bric à brac

de la poésie





L’œil voit le vers

et le rouge

L’oreille écoute l’image

du temps perdu

et retrouvé





Cette mer allée

avec le soleil





italiques

Blaise Cendrars (Pâques à New York) 1912

Arthur Rimbaud





JJD 28/09/2020