LE POÉMIER

Le bonheur est dans le pré
Cours-y vite Cours-y vite

Paul Fort


Quand la raison ne tient plus à la rime
La rime saisissant la balle au bond
Saute par-dessus la haie du Bonheur
Qui paissait dans le pré

Quand le bonheur pour ne pas passer
Monte sur l’arbre à poèmes
Et fait pousser les feuilles
De son beau poémier





feuilles de poémier
dorio 26/10/2021

http://eloge-de-l-arbre.over-blog.com/

découvrez le site d’exception qui rend nos frères les arbres vivants et merveilleux

À TORT ou À RAISON





À TORT, OU, À RAISON, je recopie ce début qui m’est venu, sans suite.

À tort, ou, à raison, me voilà accumulant les virgules. Il doit bien y avoir une raison.

Mais je préfère l’ignorer.

À tort, ou, à raison, ce que j’écris, là, est parfaitement lisible, du moins, en surface.

Tiens, comme les feuilles tombent sur les feuilles, dernier dimanche d’octobre.

À tort, ou, à raison, sous l’apparente hésitation, la réelle simplicité.

Sous le haïku, (négligé), les feuilles d’or de mon abricotier ;

je les ai vues, ce matin, 25 octobre 2020, se détacher.

À tort, ou, à raison, rien que des événements mineurs, en somme.

Si ce n’est, qu’en l’écrivant, mon esprit espiègle se souvient de Jean Mineur Publicité,

Balzac 0001.

À tort ou à raison, argent comptant, fausse monnaie ?

À raison ou à tort, mon texte est achevé.

les feuilles d’or de mon abricotier

SONNET QU’ON NE SAIT SUR QUEL PIED DANSER





à Jean-Louis Rambour

un maître en la matière

Lisez ses 24 sonnets publiés dans son roman

« Le cocher poète »

(Editions L’Herbe qui tremble)





Chaque être s’enchevêtre, de lui-même incompris.

Il n’a ni Dieu, ni Maître, mais rêve d’infini.

Il forme le dessein de lutter pied à pied,

Mais la raison l’égare et la rime le fuit.





C’est le texte qui crée sa propre rhétorique,

Lisait-on dans les temps des odes inachevées,

De la chèvre à la boue, du lézard à la barque*,

On patauge dans les choses de pays ignorés.





Modernes anti modernes, nos obscures lumières

Bricolent et houspillent les vieilles vieilleries.

Sous douze pieds de vers comme des mouches vertes,





Partout dans l’Univers des atomes obliques

Engendrent tous ces signes qui nous rêvent éternels.

Chaque être se libère de ses mimologies.





*Francis Ponge





29/04/2020