SURVIVANT AU COVID





Survivant au  covid

Je reprendrai la route
Vers quelque Atlantide

              Secrète –on s’en doute

          

Mais pour l’instant je suis

une à une mes lignes

Je les fais les grafigne

pour savoir qui je suis





« Savoir » ? un bien grand mot

C’est plutôt de pouvoir

qu’il s’agit sur la page

d’un blanc tirant le noir





Ce soir c’est rythmes et rimes

qui s’offrent à mon regard

Le Corps mis en abyme

L’Esprit loin du chambard

du raffut du raout

qu’entraîne le covid





En retrait et candide

Résolu – on s’en doute

Je reprendrai la route





07/12/2020

AU CHEVET DE MON LIT





Au chevet de mon lit ruminent mille livres

Je vais de l’un à l’autre Je m’y perds m’y retrouve

Éveillé endormi J’alterne mes présences

où j’écris pour « ma pomme » entre de légers sommes

où mon corps disparaît et ma plume s’absente





Au chevet de mon lit veuf de ma moitié

J’assemble comme un sou neuf des lambeaux

de tissus des textes que tu aimas

ma morte ensoleillée qui te rendaient

heureuse. Au chevet des nuits,

un peu le corps, un peu la plume,

le monde sourd, la langue aveugle,

échos muets de nos poèmes.





06/12/2020

manuscrit tel quel écrit en une heure de temps (environ)

FABULETTES DEVANT LA MER FRISQUETTE

la douce mer était frisquette

La douce mer hier était frisquette

Sa plage de sable balayée par Saint Mistral

Je lui ai fait quelques dessins à la hâte

Puis avant que la vague ne me les mange

Je les ai photographiés

Je vous les laisse regarder

l’enfant au bois flotté

La douce mer hier par bravade

A apporté ses bois flottés

-Ils viennent d’Afrique et d’Asie

ai-je dit à mon petit fils

Il n’a pas semblé convaincu





On a marché sur les rochers

Les roches blanches protégeant le port des voiliers

Qui imitaient les cris des mouettes

Au large pétrolier gaziers chimiquiers

Attendaient leur tour pour être délestés

Arrimés sur un quai de Lavéra

Ils viennent d’Afrique et d’Asie

Cette fois Mathis a dit oui

Puis avant de partir on a chanté

Les p’tits bateaux qui vont sur l’iau

Ont-ils des jambes

Et dans l’auto bien au chaud

On s’est écouté Flocon papillon

Chanté par notre amie Anne

Qui vient de nous quitter

Mais non ses fabulettes

Que les enfants de mon petit enfant

Écouteront avec amour et reconnaissance

ad aeternam

un chat est venu nous visiter

PASSAGES

 
 
 

 « Je ne puis assurer mon objet. Il va trouble et chancelant d’une ivresse naturelle.
 Je le prends en ce point comme il est, en l’instant que je m’amuse à lui.
 Je ne peins pas l’être, je peins le passage. »
  
 Michel de Montaigne
  
  
 D’UN NOM
  
 Do Ri O 
 Rim
 Avec Rio de Janeiro
 Rivière de Janvier
  
 Et si l’on veut
 Griot
 Le père Goriot
 Les immémoriaux
 Et les plumettes du loriot
 Voletant autour d’Io
  
 Je sais c’est idiot
  
   

D’UN PAPILLON

Le Ponge est un papillon erratique et lampiste.

« Une allumette volante » qu’il ne faut pas laisser entre les mains des intellectuels.

Le Cendrars grand comme la main du célèbre manchot

Virevolte chaque fois que l’on pénètre dans la baie de Rio.

Le Dorio se confond avec la feuille d’écriture

Qui brûle à petit feu

Dans son jardin imparfait.





DE LA VIE

En un rien de temps

La vie a passé

Un serpent à cinq têtes

Côté braises

Un buisson de mains secouées

Jusqu’à tomber en cendres

Côté pile

La cible de la beauté atteignant sa flèche

Côté face

L’arc cassé remisé au clou

En un rien de temps





Ça a passé

une chanson enregistrée

au Petit Mas

l’été2019

ÇA A PASSÉ
jj dorio auteur compositeur interprète
accompagné par Philippe Bruguière




UN DICTIONNAIRE À PART MOI

Texte en cours