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Jean Jacques Dorio Un poème inédit par jour

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BAIN DE MER
Premier bain de mer – l’été sans mer je meurs à petit feu –
Ici sur ma plage de 36 et de 68 je suis entouré d’enfants
qui rejouent le mythe des origines –la mer la mère toujours
recommencée – ils courent à la mer avec leurs petits seaux
ils passent le sable au crible de la grande illusion
ils n’arrêtent pas de bâtir et de débâtir leurs châteaux
en Espagne et surtout ils rient ils crient ils s’interpellent
ils portent l’eau de vie des poètes de sept ans et de soixante
dix-sept ans –disons- dans le plein soleil l’azur les bateaux
tout ce saint-frusquin que l’on vend dans les cartes postales
Mais ici chez moi sur ma page de sable et d’or ce ne sont
qu’émotions rêves et désirs que l’on dit au papier à la mer
qui nous vient du dedans comme un étourdissement passager
Fos sur Mer « la grande plage » 400m de sable
face aux navires porteurs d’essences noires
et de mythes secrets

ABONDANCE LACTÉE
Il ne faut pas croire absolument ce que je vais écrire
Mais un peu tout de même
Peu à peu je décolle de mon époque
Un cas d’école
T’es plus dans l’coup Papa (bis)
Une chanson de mon époque
Peu à peu être absolument moderne
disparaît en moi corps et biens
C’est prendre ses distances envers
l’homme aux semelles de vent
qui finit par vendre du plomb et des fusils
au Négus
« Ô Gus tu connais Charlie Mingus »
Ô oui Jonasz ta chanson n’est pas naze

Mingus tirant sur les cordes de sa contrebasse
comme sur son havane
Je l’ai suivi toute une nuit dans le théâtre
de plein air de Châteauvallon
Assis à cinq à dix mètres de lui
Quasiment dans l’orchestre
C’était comme vivre une heure au Paradis
Au vrai Paradis au ras du sol
J’écris cela sans la moindre crédulité
mais un peu tout de même
Une abondance lactée aurait dit Max Jacob
en parlant de son pote
le poète Guillaume Apollinaire
(à suivre au prochain népisode
comme on disait dans les anciens feuilletons)
https://www.youtube.com/watch?v=__OSyznVDOY Moanin une pièce de Charlie Mingus jouée par des dieux

24/06/2020 21H00
Brisez les cadres avant que les cadres ne vous brisent !
Gaston Bachelard
Babil Babel Soleil naissant
Quand l’Alouette
De joie s’oublie aux rais
Puis plombée par un méchant chasseur
Va tomber dans la poussière de l’azur
Les faux beaux jours ont fui
O ma chère pauvre âme
On dirait du Verlaine
Mais c’est du seul Dorio
Se balançant
Dans son hamac tissé de mythes
Et de poèmes de hasard
Dans ce lieu de Provence maritime
Où le vent ce matin
Lui dicte ces vers par raccroc
Profitez de chansons
Quand Amour est présent
Profitez de la pomme
Jusqu’au dernier pépin
La première mésange
Joue sur l’abricotier
La vie est éphémère
On n’y voit que du bleu
