UNE CHANSON QUI TRAÎNE

enregistrement 09/10/2020
(vivement le retour au studio)




UNE CHANSON QUI TRAÎNE





Une chanson qui traîne à la traîne d’un dimanche d’été

Une chanson d’Gabin que gamin tu chantas au ciné

Une chanson aimée de Césaire ou d’un nègre de Harlem

Une chanson de rien qui te prend par la main





(pont musical)





Une chanson ma chère que j’t’écris sur papier quadrillé

Une chanson chérie où l’on s’dit des bêtises à l’envie

Une chanson en rêve sur tes lèvres qui m’embrassent et rient

Une chanson sans trêve qui traverse nos nuits





(pont)





Une chanson d’orfèvre pour la voix d’un chanteur à succès

Une chanson discrète dans la voix d’un poète ignoré

Une chanson d’un jour sur le fleuve des voix en allées

Sur ta barque fragile elle s’en va elle file





JJ Dorio (voix,parole,musique.)

LES MÉTIERS QUI M’AGRÉENT





Le charbonnier sans foi

Le mitron sans son four

Le clown blanc comme un linge

La repasseuse de ma chemise de poèmes

Le tourneur de cerceaux

L’arroseur arrosé

Le banquier anarchiste

La cueilleuse de métaphores et de métonymies

L’empailleur de l’oiseau de la philosophie

Le fondeur de cloches qui sonnent sans raisons


Le tapissier du roi qui s’assied sur son cul

L’ajoureuse de vers en rimes équivoquées

Le barbier de western qui vous tranche le cou

Le coureur de jupons

Le groom de Chaïm Soutine

Et l’enfant de la balle qui jongle avec les mots

de la tribu en fête





« l’ode à chacun » d’Henri Pichette a été ma source d’inspiration

COVID OU CORONA MOI JE LIS FANTÔMAS









Covid ou Corona le temps est à l’angoisse

Dans les bars plus un chat et dans les rues on s’masque

Opération survie moi je lis Lao Tseu

Plus on va loin moins on connaît

C’est le moment de pas bouger





Corona ou Covid je chine dans mon grenier

Mes Fantômas surgissent dans le silence

Robert le Diable allonge son ombre immense

Fantômas qui êtes aux cieux

Sauvez la poésie





Covid ou Corona moi je prends la tangente

dans les livres secrets que rien ne décourage

Je lis et fais ces vers mâchés

Par mille ans de poésie françoise

D’équerre ou de guingois





Ils passent…Nul ne les voit





citation Fantômas Ernst Moerman (1933)