Dire. Dire que celui qui écrit ne sait pas ce qu'il va dire.Dire qu'il prend soin de l'écrire.Dire que ce beau papier chiffon et coloré fut acheté,avec celle, qui aurait tant aimé lire cette page,dans une boutique qui s'appelaitle thé des écrivains.Dire que je n'ai jamais pris le théavec un écrivain,une écrivaine, ni d'ailleurs,un enfant de la balle, qui lit sous chapiteaude petits textes, à livre ouvert.Dire, que pas plus tard qu'hier, je relisais,dans mon jardin d'été,
ce merveilleux poème d'un auteur de l'Inde du XII° siècle,que nous vîmes un soir au Cloître des Carmes,en Avignon,adapté par Jean-Claude Carrièreet mis en scène par son ami Peter Brook.
Dire qu'il s'agit de La conférence des oiseaux,et d'une Huppe qui les entraîne à la catastrophe.Dire que souvent je mettais mes élèves collégiensen présence du Conte du merle blanc,pour le lire et le réinventer.Dire qu'en si peu de temps,j'ai épuisé ma pagede mes bavarderies.12/07/2020
Dessous de table et du destin.À un détail près,Déterrer les vieilles histoiresN'est pas bon pour la santé.Au détour d'une fiction de Borges,On allume la lampe d'argile de l'imagination,et l'on se retrouve sur une planète née de "la conjonction d'un miroiret d'une encyclopédie",
parcourue seulement par dix-sept lecteurs-lectrices comprises.Devises de père en fils :Jean Marot, Rhétoriqueur :Ni trop ni peuClément, Prince des poètesLa mort n'y mordDévoiler, agiter ses mots, éloigner ses maux,comme un beau diable.Dictées de nuit. Je n'écris jamais ce que me dicte la conscience passée.Ni la bouche d'ombre.Mon dictionnaire à part moi, ignore l'ordre de l'alphabet.Ma plume s'arrête là, faute d'espace,mais nous n'avons pas fini tous deux,de nous étonner.